PASSION PECHE

mai 13, 2008

LES FARINES

Classé dans : pêche au coup — lepekeu @ 12:53

LE CHENEVIS MOULU GRAS

Graine du chanvre, plante à fibres à usage textile.
Les graines de chènevis, très appréciées des canaris et autres oiseaux exotiques, le sont également des gardons. On se réserve les plus grosses graines pour escher. La farine de chènevis grillée ou nature occupe aujourd’hui encore une grande place dans de nombreuses compositions.
Fond.
Collant.
Gris.
Gris plus sombre.
Très nourrissant - 37% d’huile.
Farine de tout premier ordre à utiliser dans toutes les amorces de fond. Attire particulièrement le gardon (de 10 à 25%).
Raisonnable.le chenevis moulu grillée

Graine du chanvre, plante à fibres à usage textile.
Les graines de chènevis, très appréciées des canaris et autres oiseaux exotiques, le sont également des gardons. On se réserve les plus grosses graines pour escher. La farine de chènevis grillée ou nature occupe aujourd’hui encore une grande place dans de nombreuses compositions.
Fond.
Dispersant.
Brun.
Brun sombre.
Le chénevis moulu est à la base trés nourrissant.Grillé, il l’est moins.
Farine de tout premier ordre à utiliser dans toutes les amorces de fond. Attire particulièrement le gardon.(15% du mélange).
Raisonnable.le coprah

Palmier fournissant un fruit appelé noix de coco. Il est composé de 3 éléments: - le lait de coco, - le coprah, - la fibre.
Le coprah est la partie de la noix de coco utilisée pour la pêche, c’est à dire la matière blanche. a) Coprah nature: la pulpe de la noix (coprah) est pressée donnant d’une part de l’huile, d’autre part un tourteau. Ce tourteau est broyé, on obtient une farine contenant 7% de matière grasse. La couleur de cette farine peut varier selon le temps de cuisson préalable des graines (elle sera plus ou moins foncée). b) Coprah mélassé: il est obtenu en additionnant à la farine de coprah un liquide pâteux et très collant issu de la cristallisation du sucre appelé mélasse.
Fond et surface.
Dispersant et semi-dispersant (grillé) comestible.
Blanc (origine) brun noir (mélassé) brun roux (grillé).
Blanc (origine) noir (mélassé) brun roux (grillé).
Naturel il est nourrissant. Mélassé, il l’est encore plus.
Le coprah blanc est à éviter. Mélassé ou grillé il est bien plus intéressant. Dans ce cas il peut constituer une base d’amorce. il faut savoir que cette farine est assez laxative. Par conséquent, vous l’emploierez surtout pour le beau poisson (30% par kg grillé, 25% par kilo mélassé).
Très avantageux.l’épicéine

L’épicéïne n’est pas comme l’on croit souvent, un dérivé de pain d’épices, mais la farine d’un biscuit sucré, dégageant une odeur agréable.
Comme le biscuit, l’épicéïne est riche en sucre et il convient de ne pas en abuser.
Fond.
Semi-collant.
Brun rouille.
Brun foncé.
L’épicéïne est le complément d’une amorce maigre car elle peut améliorer considérablement la saveur de l’ensemble.
20% du mélange.
Avantageux.le pain d’épice

Il s’agit de patisseries qui sont réalisées de façon générale avec différentes farines (de blé en particulier), des oeufs ,du miel et des épices comme l’anis. Les fabrications sont multiples, mais la plupart du temps le pain d’épices est obtenus à partir de la farine de froment.
Il convient de ne pas oublier que le pain d’épices est riche en composants de par l’adjonction de miel et d’oeufs. Le poisson apprécie mieux ces produits mais il peut aussi s’en gaver..
Fond.
Collant.
Brun rouille.
Brun foncé.
Non négligeable. De plus la présence de glucose augmente la richesse de cette farine.
Le pain d’épices est le complément d’une amorce maigre car il peut améliorer considérablement la saveur de l’ensemble. Vous pouvez l’utiliser fréquemment mais dans de faibles quantités (15 à 20% par kilo).
Avantageux.le pv1

Nom un peu particulier donné à un composant destiné à l’alimentation du bétail. Il est riche en protéines et contient environ 20% de sucre.
Le PV1 se présente soit sous la forme de paillettes, soit en poudre. Sous cette présentation, il s’agglomère facilement grâce à la mélasse qu’il contient. Il s’agit d’un produit complet qui non seulement permet d’attirer et de retenir le poisson sur le coup, mais aussi permet de tenir les boules, même en eau courante.
Fond.
Collant.
Brun clair.
Brun sombre.
Nourrissant, ce produit est actuellement employé par la majeure partie des pêcheurs de compétition.
Il existe également depuis peu, un produit similaire appelé GL10, ses caractéristiques sont très proches de celles du PV1. 10 à 40% du mélange.
Très avantageux.le pain

Le pain est obtenu à partir de farines préalablement pétries et soumises à fermentation par la levure. Il existe de nombreux pains très différents les uns des autres, le plus connu étant le pain blanc. Le pain complet est constitué lui de farine brute et de petit son.
De tous temps, le pain a toujours été l’appât le plus utilisé par les pêcheurs aussi bien pour amorcer que pour escher. Son emploi sous toutes les formes est intéressant, on peut l’utiliser tel quel, détrempé et pressé dans un linge. Ce produit d’amorçage est très efficace. Le pain peut être conservé, séché, puis broyé finement, il donne une farine blanchâtre. Le meilleur pain que l’on trouve actuellement est le pain Flamand à mouture grossière.
Fond et entre deux eaux.
Collant, comestible.
Blanchâtre.
Blanchâtre.
Il est toujours important car il gave. Toutefois, selon les moutures, il n’est pas absorbé de la même manière.
Le pain entre dans toutes les bonnes compositions, simples et efficaces. Vous utiliserez plutôt le pain Flamand (40% par kg). Le pain doit être frais et séché, il est moins collant que le précédent. Vous devez toujours mouiller l’amorce très longtemps à l’avance. Intéresse tous les poissons de fond (30 à 40% par kg).
Très avantageux.le coco belge

Famille des palmacées. Fruit extrait d’un palmier des régions tropicales atteignant 25m de haut. La noix de coco est composée de trois éléments: le lait de coco, le coprah et la fibre. Les éléments de la noix sont employés aussi bien dans l’alimentation que dans l’entretien. Les brosses et les balais par exemple sont fabriqués à partir des fibres.
On emploie la farine issue du coprah, c’est à dire de la noix de coco débarrassée de sa coque. Le coprah est cuit et pressé afin d’en extraire l’huile. C’est cette cuisson (plus ou poins importante) qui donne au coprah ce goût agréable pour les poissons. Le produit obtenu est appelé coco belge.
Fond et surface.
Dispersant, comestible.
Brun clair.
Brun foncé.
Provenant d’une partie de la noix de coco, cette farine est assez nourrissante. Elle provoque une accélération notoire du transit intestinal, sans être brutale.
Cette farine sombre teintera vos amorces. Vous l’emploierez pour disperser les boulettes (25% par kg).
Très avantageux.le biscuit

Il s’agit de patisseries très diverses qui sont réalisées de façon générale avec différentes farines (de blé en particulier), des oeufs et du sucre. Les fabrications sont multiples, mais la plupart du temps les biscuits sont obtenus à partir de la farine de froment. Des proglucides tels que le glucose et le dextrose sont incorporés.
Comme la biscotte mais plus gras, le biscuit s’utilise également en tant que base. Il convient de ne pas oublier que le biscuit est riche en composants de par l’adjonction de sucre et d’oeufs. Le poisson apprécie mieux ces produits mais il peut aussi s’en gaver.
Fond et surface.
Collant, comestible.
Brun clair.
Brun roux.
Non négligeable puisqu’il contient en moyenne 410c/100g. De plus la présence de glucose augmente la richesse de cette farine.
Le biscuit est le complément d’une amorce maigre car il peut améliorer considérablement la saveur de l’ensemble. Vous pouvez l’utiliser fréquemment mais dans de faibles quantités (15 à 20% par kilo).
Très avantageuxl’oeillette

Graine issue du pavot, famille des papavéracées. Le pavot est originaire d’Amérique et du Caucase. Il fut introduit en Europe en 1714. La variété pavot somnifère fournit l’opium. La capsule de l’oeillette est riche en alcaloïdes (morphine) alors que la graine en est normalement dépourvue. Mais nous avons remarqué que la méfiance des poissons qui en absorbaient était atténuée.
a) Oeillette moulue: Les graines sont aplaties en mouture fine, elles sont grasses et peu collantes (45% de matière grasse). Tous les produits gras attirent et gardent le poisson durablement sur un coup bien amorcé. L’oeillette a tendance à s’échauffer et moisit rapidement. Attention donc à sa conservation. b) Oeillette farine tourteaux: On presse les graines d’oeillette, on obtient d’une part de l’huile, d’autre part un tourteau. Ce tourteau est broyé donnant une farine de couleur foncée contenant 7% de matière grasse.
Fond et surface.
Dispersant, comestible.
Brun sombre.
Brun sombre.
Farine plus ou moins grasse, l’oeillette sera d’autant plus nourrissante qu’elle sera moulue assez grossièrement.
Bien que dispersante, l’oeillette peut entrer dans la fabrication de vos amorces de fond. Vous ne devrez pas dépasser 25% du mélange.
Raisonnable.

LES AROMES

Classé dans : pêche au coup — lepekeu @ 12:51

le brasem

Composé de noix de coco, de mélasse et d’arômes.
Le brasem est ajouté aux amorces destinées à la brème qu’il semble irrésistiblement attirer.Différentes formes de brasem sont disponibles dans le commerce.
Fond.
Collant, semi-collant.
Brun clair.
Brun foncé.
Assez nourrissant.
Les dosages varient selon les concentrations du produit.5 à 10% du mélange
raisonnable.

le cacao

Il s’agit de la graine provenant du cacaoyer, petit arbre oroginaire de l’Amérique du Sud et cultivé pour la production du chocolat. Famille des sterculiacées. La farine qui présente une mouture particulièrement fine est extraite de la graine. Elle est très volatile et son emploi n’est pas toujours aisé.
La farine de cacao est bien connue puisqu’elle constitue le déjeuner quotidien de nombreux enfants. Utilisée pure, elle est légèrement amère, mais elle présente quelques propriétés intéressantes, elle est par exemple un excellent purgatif. On l’emploiera surtout pour couper d’autres farines nourrissantes.
Fond et surface.
Collant, comestible.
Brun foncé.
Brun foncé (ne gonfle pas).
Le cacao est relativement nourrissant, mais d’un autre côté il stimule le système intestinal (500 calories).
Compte tenu de sa couleur et de ses propriétés, vous utiliserez cette farine avec parcimonie. Elle complètera favorablement votre mélange. 5 à 10% par kilo.
Très avantageux.

la cannelle

Le cannelier est originaire de Ceylan, on le rencontre également en Inde et en Chine. Famille des lauracées. L’écorce de l’arbre est mondée et découpée en lanières, puis séchée. On en extrait la farine de cannelle à mouture très fine et volatile. Elle est surtout utilisée en patisserie, mais aussi par exemple, pour la préparation du vin chaud…
Cette farine présente une odeur et une saveur agréables et très aromatiques. Elle est riche en tanin et constitue un tonique stimulant de l’appareil digestif, ainsi que du système nerveux et musculaire. Elle a également la réputation d’être aphrodisiaque. Sa poudre peut entrer dans toutes les compositions avec succès.
Fond et surface.
Condiment (épice) collant.
Rouille.
Brun rouge.
Néant à petite dose, mais contribue à la bonne digestion de toutes les amorces.
La cannelle est sans doute l’un des seuls condiments dont les doses utilisées peuvent être importantes. Vous devez tenir compte de sa couleur fort sombre.
élevé.

le caramel

On l’obtient en faisant fondre à feu doux du sucre et de l’eau, sa couleur est brun foncé et légèrement brillante. Concassé il prend l’aspect d’une farine à mouture fine et collante. On peut également l’employer sous forme liquide dont on s’approvisionne facilement dans les rayons spécialisés. Le résidus sirupeux est la mélasse.
Farine très gavante. Il n’est pas raisonnable de l’utiliser comme élément de base. Son odeur est agréable, sa couleur modifie considérablement l’aspect d’une amorce. La poudre se mélange bien et s’emploie plus facilement que le liquide. Ce dernier doit surtout être utilisé pour constituer un amorçage de départ de bonne tenue.
Fond exclusivement.
Collant, comestible.
Jaune pâle.
Orange sombre (fond rapidement).
Le sucre sous toutes ses formes est toujours nourrissant (390 cal. pour 100g).
Le caramel peut lier efficacement diverses farines auxquelles on ne souhaite pas adjoindre de l’argile par exemple. Vous ne dépasserez pas 10% par kg. Il est utile pour la recherche du beau poisson.
élevé.

la vanille

Plante des régions tropicales de la famille des orchidacées, on la rencontre au Mexique. Le vanillier fournit des lianes en Amérique et en Afrique. Son fruit est une gousse longue de 25cm et d’environ 15mm de diamètre. On en extrait un parfum utilisé en pâtisserie. Le vanillon est une variété de vanille.
Parfum condimentaire destiné aux mets sucrés, la vanille s’incorpore dans de nombreux entremets, oeufs en neige, chocolat et crèmes diverses. Il faut utiliser la vanille moulue finement.
Fond et surface.
Condiment et aromate.
Brun sombre.
Brun sombre.
La vanille, employée en grosses quantités est très nourrissante, et ouvre l’appétit.
Pour être efficace, il faut qu’elle constitue au moins 5% de votre mélange total. Vous l’incorporerez plutôt à une formule de surface, afin d’en réhausser la saveur.
Très élevé.

avril 27, 2008

la pêche au coup

Classé dans : pêche au coup — lepekeu @ 12:29

LA PÊCHE AU COUP

DESCRIPTIF

La pêche au coup est pratiquée par des milliers d’adeptes en France, quels que soient leur âge et milieu social. Cette grande popularité s’explique par une abondance et grande diversité de poissons blancs : gardons, brèmes, ablettes, goujons, tanches, carpeaux, hotus, chevesnes, barbeaux etc…Bien que statique, cette technique demande un certain sens de l’eau.
Contrairement à d’autres types de pêche où l’on se déplace pour chercher le poisson, il s’agit de faire venir le poisson sur le “coup” en amorçant, en rivière, étang, canal ou lac.
On appâte avec des amorces (mélange de farines), des graines (chènevis, blé , mais..) et des appâts vivants (asticots, pinkies, fouillis de vers de vase…). La pêche à la canne au coup sans anneaux est certainement la plus pratiquée. C’est aussi celle par laquelle tout pêcheur a débuté.
Le terme générique de “pêche au coup” englobe différentes techniques de pêche avec moulinet telle que l’Anglaise, la Bolognaise, Feeder/Quiver…, importées par nos voisins anglais et italiens, précurseurs en la matière.
Il y a quelques années, on pratiquait à l’aide d’une canne à pêche en bambou ou en fibre de verre. Aujourd’hui, le matériel a considérablement évolué avec entre autre l’apparition du carbone. Plus légères, les cannes sont télescopiques ou à emmanchements et peuvent atteindre, en compétition des longueurs jusqu’à 14,50 mètres.

La pêche au coup se pratique partout et toute l’année. L’hiver est la saison idéale pour l’ablette, le printemps est la période de prédilection pour la tanche. Le goujon et la brème préfèrent l’été et le gardon quand à lui n’a pas de saison.

DIFFERENTES TECHNIQUES

LA PECHE A LA CANNE AU COUP
C’est à “coup” sûr la technique la plus pratiquée. Il existe deux grandes familles de cannes : télescopique et emmanchement.

TELESCOPIQUE
On appelle “mitraillette ou gardonnette”, les petites cannes télescopiques flexibles entre 1.50 m et 5 mètres. Ces cannes sont faites pour résister à des lancers et ferrages fréquents. Elles sont de faible encombrement, se rangent en rentrant tous les brins dans le talon et se montent en un tour de main. Légères, elles conviennent parfaitement pour la friture de gardons, ablettes, goujons…
Des cannes plus longues (jusqu’à 10 mètres), peuvent être utilisées pour répondre aux besoins des pêcheurs (distance et profondeur).

A EMMANCHEMENTS
Comme son nom l’indique, une canne à emmanchements est composée de plusieurs éléments qui s’emboîtent les uns dans les autres.
Sa longueur peut atteindre 14,50 mètres, longueur maximum autorisée en compétition. Contrairement aux cannes télescopiques, le principe de l’emmanchement autorise l’utilisation de la canne à différentes longueurs. On peut ainsi avec une canne de 9,50 m obtenir rapidement et facilement une canne de 6,50 m en enlevant 2 éléments.

Ces cannes sont équipées d’un scion creux dans lequel on monte un élastique sur un, deux ou trois éléments. Ainsi, à la prise d’un gros poisson, l’élastique sert d’amortisseur, permet le combat malgré un nylon de faible diamètre et procure une sécurité indéniable au pêcheur. De plus, on emboîte ou déboîte à volonté, un ou plusieurs éléments de la canne pour compenser la longueur d’élastique sortie.
Dans la plupart des cas, on adapte la longueur de la ligne en fonction de la profondeur de l’eau.
On limite ainsi la longueur de la bannière (distance de nylon entre le scion et le flotteur). Ceci permet un bon contrôle de la ligne, sans que le vent ou le courant, n’influence son déplacement.

Descriptif de la ligne pour la pêche au coup

Le flotteur est l’élément principal de la ligne. Sa position sur le fil détermine la profondeur de pêche.
Le rôle du flotteur ou “bouchon” est de soutenir l’esche à la hauteur voulue et de l’accompagner tout au long de la coulée. Il sert aussi à indiquer au pêcheur la moindre touche occasionnée dès qu’un poisson mord.
Il existe de nombreuses tailles et formes qui permettent de s’adapter en fonction des différents parcours et conditions de pêche (vent, profondeur, force du courant, taille du poisson…).

Les flotteurs

A. Fusiforme / B. Goutte d’eau / C. Boule / D. Plat

* Les formes plus couramment utilisées sont : FUSIFORME, de forme allongée type “carotte”, pour la pêche technique sans vent en eau calme.

* GOUTTE D’EAU, ressemble à une poire plus ou moins allongée avec une quille très longue pour une meilleure stabilité, une bonne tenue au vent et d’une grande sensibilité. C’est la forme polyvalente par excellence et de loin la plus utilisée.

* BOULE, d’une forte portance, trapus et destinée à la pêche de fond des beaux poissons en courant., ces flotteurs permettent d’utiliser des esches de grosses tailles (terreau, ver de terre, maïs…).

* PLAT, réservé exclusivement à la pêche de fond ligne arrêtée dans le courant.
Sa faible épaisseur offre peu de prise à la force de l’eau.

Un flotteur est composé de trois parties distinctes :

* L’ANTENNE :
Plusieurs matériaux sont employés : fibre, plastique et métal… Les antennes fibres et plastiques équipent la plupart des flotteurs. Très visibles, elles offrent une bonne sensibilité à la touche.
Les fines antennes métalliques sont destinées aux pêches très techniques où la sensibilité revêt un caractère primordial.
Souvent de couleur orange fluo, elles peuvent être jaune fluo ou noir pour offrir une meilleure visibilité en fonction de la luminosité (reflets, vagues, ombres…).
A cet effet, certains flotteurs ont une antenne interchangeable. Plus une antenne est fine, meilleure est la pénétration dans l’eau.

* LE CORPS :
La plupart des flotteurs sont fabriqués à partir de Balsa ou mousses synthétiques.
La densité très faible de ces deux matériaux assure une excellente flottabilité et autorise une forte portance en plomb.
Dans la plupart des cas, le corps du flotteur est relié à la ligne à l’aide d’un petit oeillet métallique implanté sous l’antenne.

* LA QUILLE :
En fibre, métal ou bois, elle sert principalement à la stabilité du flotteur. Equipée de bagues silicone (ne blesse pas le fil) elle permet aussi de régler le flotteur à la hauteur voulue sur la ligne.

Les autres composants de la ligne sont :

* Le corps de ligne, constitué d’un mono-filament de nylon fin et souple d’un diamètre allant de 8 à 10/100 pour les petits poissons et de 10 à 16/100 pour les plus gros.

* La plombée, est la masse de plomb nécessaire à l’équilibre du flotteur. Cette masse peut être composée d’une plombée massive (type olivette) ou d’un ensemble de plombs plus ou moins étalés et parfois de tailles différentes. Dans ce cas, la plombée est dégressive, le plus gros plomb vers le flotteur et le plus petit vers l’hameçon. Ce plomb, appelé “plomb de touche”, permet une meilleure perception des touches “à relever” (quand le poisson remonte vers la surface après avoir engamé l’appât).

La plombée massive ou étalée permet une descente plus ou moins rapide de l’esche. Sa répartition et son positionnement sur la ligne ont un rôle déterminant tant dans la présentation de l’appât que dans la perception de la touche.

* Le bas de ligne, est la partie terminale de la ligne. Il est constitué d’un nylon de diamètre toujours inférieur au corps de ligne (souvent de 2/100) généralement relié boucle dans boucle (voir rubrique “Noeuds de Pêche”) et terminé par un hameçon.

Sa résistance plus faible permet en cas de casse (accroche ou gros poisson) de limiter la perte de la ligne à celle du bas de ligne. Sa finesse, sa souplesse et sa discrétion permettent une meilleure qualité de présentation de l’appât.

* L’hameçon, est également un élément très important.
Sa taille, sa forme et sa résistance diffèrent suivant l’esche employée et le type de poisson recherché (fin de fer pour esches fragiles, renforcé pour gros poissons…).

Quelle que soit la qualité de montage de la ligne, son contrôle en action de pêche sera déterminant quant à la quantité de poissons attrapés.
Exemple : en rivière, l’esche portée par l’hameçon, décrit une coulée sous l’influence du courant. On peut alors pratiquer la “retenue” de la ligne qui arrête le bas de ligne, puis le “relâcher” qui lui fait reprendre le fil du courant ou encore “l’aguichage” qui consiste à remonter légèrement la ligne, puis à la redescendre.
Dans tous les cas, il s’agit “d’exciter” le poisson pour le rendre mordeur.

« Previous PageNext Page »