PASSION PECHE

avril 23, 2008

le brochet

Classé dans : les poissons — lepekeu @ 12:18

Brochet
Le brochet, un trophée de rêve

Implantation

Le Brochet se trouve partout en Europe sauf en Norvège et en Ecosse, ainsi que dans le Nord-Ouest de l’Espagne et le sud de l’Italie. Il est aussi présent aux Etats-Unis et au Canada. En France il est bien lieux implanté dans la moitié Nord du pays.

Mode de vie

Le Brochet, sédentaire et solitaire, fréquente des eaux tranquilles, avec des courants faibles ou stagnantes. Ainsi on le trouve présent dans le cours inférieur des rivières mais aussi dans les canaux, les lacs et les étangs. Dans ces eaux il choisira des endroits qui offrent des possibilités pour se cacher (herbiers, souches…).Vivant en général caché dans la végétation ou dans l’obscurité du fond, le Brochet a un territoire dans l’étendue correspond à sa taille ou à la richesse en nourriture. Il a un poste de repos et plusieurs postes de chasse.

La technique de chasse du Brochet est très particulière. De son poste de chasse ou il se dissimule, il capte la proximité d’une proie grace à ses sens (vue, vibration et perception de signaux chimiques). Le Brochet s’oriente vers la proie repérée et entame une approche très discrète au point que seules les nageoires pectorales sont en mouvement. A moins de 30 cm de sa proie, il bondit sur elle a une vitesse pouvant atteindre les 50 km/h. Saisissant sa proie de préférence par le travers, il la tournera ensuite pour l’ingérer.

Le Brochet se nourrit que quelques jours par semaine. En fonction de sa taille, il est admis, que le Brochet consomme néanmoins chaque jour l’équivalent d’environ 3% de son poids.

La maturité sexuelle du mâle intervient vers l’age de 2 ans et un an plus tard chez la femelle. La ponte intervient de février à fin avril dans une eaux entre 7 et 10°C. Elle est plus tardive dans les régions septentrionales. Plusieurs mâles accompagnent chaque femelle et féconderont très vite les oeufs déposés dans les herbiers. A noter que la ponte est fractionnée et se produit sur plusieurs jours.  
L’incubation durera de 15 à 30 jours et ce en fonction de la température de l’eau. Ensuite la nature fera son oeuvre en permettant un taux de


Nom scientifique : Esox Lucius
Famille : Esocidés
Autres noms : Bec, Bouché, Buché, Grand bec, Goulu, Luceau,Filaton, Pognan, Sifflet - Anglais : Pike
Poids maximum : 20 kg
Longueur maximale : 1,27 m
Durée de vie : 10 à 15 ans (femelle 20 ans)
Période de frai : Mars, Avril
Ponte : 15 000 à 45 000 ovocytes par kg

Le corps du Brochet est allongé et cylindrique. Ses nageoires dorsales, anales et pelviennes sont situées très en arrière. Cela lui permet une grande force de propulsion.
Sa tête a un museau aplati et une bouche largement fendue. La bouche du Brochet comprend plus de 500 dents acérés, placées aussi bien sur les mâchoires que sur le palais et la langue. Ce carnassier a une capacité visuelle très développée avec des yeux placés sur le dessus et à l’avant de la tête.
Le Brochet a des cellules sensorielles non seulement sur la ligne latérale, mais aussi sur la tête et sous ses mâchoire. Ses couleurs vertes et jaunes lui permettent de se dissimuler dans les herbes. Avec un angle de vision excellent, il sait apprécier les distances et fondre sur sa proie. Les flancs du brochets sont très souvent marqués de taches jaunes.
 

survie des juvéniles de l’ordre de 0,5% en moyenne.  La croissance du Brochet est optimale dans une eau à 20°C et nulle dans une eau trop froide (5°C) ou trop chaude (28°C). La croissante constatée les premières années de vie est telle que :

1 an = 8 à 16 cm pour 100 à 200 g
2 ans = 15 à 33 cm pour 250 à 1 000 g
3 ans = 20 à 50 cm pour 1 000 à 2 500 g
4 ans = 29 à 61 cm pour 1 500 à 3 500 g

Pêche… au vif

Pour le pécher au vif, utiliser une canne à brochet (ou à carpe) de 3,60m. Un gros flotteur d’une portée suffisante pour le vif utilisé vous permettra de détecter les touches et les départs.

Compte tenu des nombreuses dents que possède le brochet, l’utilisation d’un bas de ligne très solide est impératif. Le bas de ligne acier d’une quarantaine de centimètres convient généralement. Mais attention, car si vous tombez sur un gros sujet, il est préférable d’avoir un bas de ligne bien plus long (80 cm). Au bout, 2 triples montés sur un gardon ou une vandoise, piqueront le carnassier.

Au leurre artificiel

L’emploi d’une canne plus courte (2,50 m environ) et d’une bonne puissance (1 kg) est sans doute idéal. Poisson-nageur ou cuiller ondulante attirent par leurs vibrations et leurs couleurs le brochet posté à proximité.

En étang, pêchez le Brochet à la cuiller

En début d’été, les alevins sont abondants. Les brochets prennent l’habitude de se nourrir de ces proies particulièrement faciles. La cuiller de petite taille donne d’excellents résultats lors d’une partie de pêche. A proximité des herbiers, immobiles mais à une profondeur suffisante pour trouver une couche d’eau suffisamment fraîche, les Brochets guettent leurs proies.

Une canne de 2,50 à 3 mètres, assez raide, équipée d’un moulinet de type mi-lourd conviendra parfaitement pour pécher à la cuiller tournante. Le moulinet doit être fiable et sa bobine garnie à ras bord d’un Nylon de 26 à 30/100. A son extrémité un avançon en acier d’une résistance de 5 kg vous permettra de très belles prises.

Avec une boite à cuiller bien remplie, privilégiez les tailles N2 ou 3. plombées sous la palette. Elles peuvent avoir des couleurs différentes - celles à palette argentée avec des points noirs ou rouges - voir des équipements différents. Par exemple, celles avec un hameçon garni d’un pompon rouge. C’est l’animation que vous donnez qui rend votre cuiller attractive. Les changements de vitesse, de direction, de hauteur sont toujours favorables à l’attaque du brochet. Laissez descendre le leurre à une profondeur d’un mètre et remontez en modifiant la récupération. Aprés quelques lancers sur le poste et si cela ne donne rien, déplacez vous de quelques mètres à peine et recommencez.

le sandre

Classé dans : les poissons — lepekeu @ 12:17

Sandre
Le sandre, prédateur

Implantation

Originaire de l’Europe centrale, le Sandre a colonisé l’Amérique du nord lors d’une éré antérieure.

Le sandre introduit en nombre dans les années 50, est présent sur le territoire depuis le debut du XXe siècle. Doué d’une facilité d’adaptation remarquable, il s’est parfaitement développé dans les grandes rivières, les canaux et dans les étangs et lacs. Il apprécie les eaux troubles mais de bonnes qualité.

Mode de vie

Capable de parcourir des dizaines de kilomètres pour trouver une frayère qui lui convienne, le Sandre reste fidèle au site de ponte d’une année sur l’autre. Le nid rudimentaire mesure 50 cm de diamètre et se situe généralement sur des fonds de 2 mètres environ.
La ponte a lieu juste avant l’été dans une eau aux environs de 15°C. Une femelle, selon son poids peut pondre jusqu’à 1 000 000 d’oeufs qui se développeront idéalement dans une eau à environ 15°C.  
Pour une croissance optimale, le Sandre demande une eau relativement chaude (28°C environ). En compétition avec les perches et les brochets qu’il a tendance à remplacer, il n’en demeure pas moins que le Sandre est trés exigeant quant à la qualité et l’oxygénation des eaux qu’il fréquente. Sa nombreuse progéniture compense en partie les avancées de la dégaradation des eaux.
Néanmoins il est en déclin sur certains sites.


Nom scientifique : Stizostedion lucioperca
Famille : Percidés
Autres noms : Perche-brochet, Perche du Rhin, Fogosch, Sandat - Anglais : Pike perch
Poids maximum : 18 kg (10 à 15 kg)
Longueur maximale : 1,20 m (40 à 70 cm)
Durée de vie : 20 ans
Période de frai : Mai-Juin
Ponte : 200 000 ovocytes par kg de femelle.

Il existe deux autres souches du sandre qui ont trés peu de différence avec celle qui fréquente nos eaux.
Le sandre américain (S. vitreum vitreum) à une tâche blanche sur la nageoire caudale.
Le sandre canadien (S. canadense) n’a pas la tache de son voisin américain, mais a la même tête plate que lui.
Le sandre appratient à la famille des percidés.Son corps allongé lui permet une nage rapide. Ses yeux, riches en pigments rétiniens, lui permettent de bien voir par faible luminosité. Sa grande bouche possède des dents redoutables ce qui lui permet de capturer avec efficacité les petits poissons dont il se nourrit. Souvent de nuit ou au crépuscule, Il les chasse en bande et les attaque par l’arrière.
 

Pêche

Pour la pêche à la cuillière, une canne de 2,40 à action semi parabolique équipée d’un moulinet à tambour fixe est idéale. Une ligne de 18 à 22/100 avec à son bout une cuillère dôtée de 2 triples N°10 et d’une olivette de 30g suffira. Utilser une cuillière ondulante.


Pour la pêche au vif, utiliser une canne un peu plus longue (3,50m). Si vous n’avez jamais essayé, le ver manié n’est pas sans effet sur le sandre (voir notre rubrique Technique - Montages).
Trouver le sandre, n’est pas la chose la plus facile. On dit souvent qu’il est partout et nul part tant il aime à changer de poste. Le pêcheur doit donc le chercher, en fonction de la configuration du plan d’eau mais aussi du temps. Carnassier, le sandre est souvent en quête de petits poissons. Ainsi, il apprécie les entrées de darses, les rétrécissements qui forment un passage obligé pour les petits qui se déplacent. Quand le vent souffle, il aime se placer du côté de la rive exposée, vers laquelle les courants poussent les petits poissons. Pour le trouver dans les grands plans d’eau, le pêcheur aura toujours intéret à observer les pêcheur du coin tout en s’organisant pour parcourir leurs berges. La sandre peut tout aussi bien fréquenter les hauts fonds que les plus grandes profondeurs et ce même s’il a ses coins préférés, notamment les coins encombrés.
En rivière, les piles de pont, les arbres tombés à l’eau, les coins rocheux offrent de bonnes chances de succès.
La pêche à roder s’applique donc parfaitement au sandre et vous promet donc de longues marches autours des étangs et des lacs. Le mort manié est aussi une technique tout à fait adaptée. Une canne assez raide s’impose. Elle mesure 2,70 m (pêche en barque) à 3 m et plus (pêche du bord). Le moulinet est de type moyen. La ligne est en 26 - 30/100 à faible élasticité, et le fil fluorescent recommandé.

truite fario

Classé dans : les poissons — lepekeu @ 12:16

Truite Fario
La truite Fario , aime la fraîcheur

Implantation

La truite de rivière est originaire de l’émisphère nord de l’Europe. et son extention fut possible aprés la dernière époque glaciaire. Ainsi son aire de répartition couvre l’Europe septentrionale, centrale et occidentale. Il existe une forte diversité génétique dans cette espèce ceci au point de trouver plusieurs sous-espèces en divers régions. Suite à de trés nombreuse introductions, la Fario est implantée dans bon nombres de pays sur tous les continents.

Mode de vie

Cette truite bien que considérée sédentaire contrairement à la truite de mer, ne l’empêche pas d’effectuer d’importants déplacements (5 à 20 km) dans le réseau hydrologique. Elle est une poisson d’eaux vives et demande une importante quantité d’oxygène. Ainsi une eau claire, peu ou pas chargée en particules aura sa préférence. C’est donc logiquement qu’on la trouve à une certaine altitude, dans les rivières et les torrents mais aussi dans les lacs. A ses préférences d’habitat, on notera que la nature des fonds est tout aussi important.
La truite de rivière en fonction de sa taille possède un territoire plus ou moins vaste. Il comprend aussi bien une zone de repos qu’une zone de chasse que la truite n’accepte pas de partager avec ses congénères. Ce comportement est flexible en fonction de la hiérarchie sociale qui s’applique dans le monde de la truite. On peut ainsi constater certains regroupements pour l’hiver lorsque les températures baissent.
D’octobre à décembre, la migration pour la recherche de frayères s’effectue principalement la nuit. L’amplitude de ces déplacements peut être important de même que le retour d’un géniteur vers s zone de chasse peut être rapide. La truite de rivière est un poisson carnivore. Elle consomme aussi bien des invertébrés que des insectes aussi bien aquatiques qu’aériens.


Nom scientifique : Salmo trutta fario
Famille : Salmonidés
Autres noms : Fario, Belle mouchetée, Sauvage - Anglais : Brown trout
Poids maximum : 300 à 500 g (jusqu’à 10 kg)
Longueur maximale : 20-50 cm (jusqu’à 1m)
Durée de vie : 4 à 6 ans (jusqu’à 10 ans en lac)
Période de frai : Novembre à Janvier
Ponte : 2 000 à 4 000 ovocytes par kg.

La morphologie de la truite de rivière dite “Fario” ne présente pas de différences notables avec la truite de mer. Les caractéristiques communes aux différentes truite sont d’avoir un corps fusiforme et élancé,, un tête assez grosse avec une bouche bien fendue, de petites dents sur les machoirs la voute et la langue. Elles ont en plus en commun d’avoir une nageoire de petite taille et adipeuse entre la dorsale et la caudale et enfin une peau lisse même si elle est belle et bien recouverte de petites écailles. Le tube digestif de la truite est court. Elle a par contre un estomac développé parfaitement conforme à son alimentation. Les sensibilités olfactive et gustative de la truite sont particulièrement développées.Les couleurs de la truite de rivière sont variables et ce en fonction de son habitat. Le dos est foncé avec des nuance de noir, gris bleu-vert ou brun-vert plus ou moins sombre. Les flancs de cette truite sont brun-jaunes tachetés de point noirs et souvent de points rouges. Son ventre est plutot blanc, voir parfois jaunâtre. En fonction de son environnement les cellules pigmentaires influent sur la couleur de sa robe. Il y a là une faculté de camouflage. Ceci étant, la génétique garde une influence non négligeable sur les variantes de couleurs et permet même de différencier les populations natives ou introduites, voir même de repérer leurs hybrides.
 

Au dessus d’une taille de 30 cm, elle consomme principalement de petits poissons comme les Vairons, les Chabots ou les alevins de Perches. Se régime la conduit parfois a des actes de cannibalisme.
Pour la capture de ses proies, la truite adopte trés souvent la technique de la nage stationnaire. Sa vision lui permet de repérer facilement sa nourriture. Son activité est aussi bien diurne que nocturne et varie en fonction de la saison.  
En hiver, la truite Fario diminue ses dépenses énergétiques pour se nourrir et va jusqu’à ne plus s’alimenter pendnat de longues semaines. Elle compensera ce jeûne le printemps suivant avec une forte activité entre avril et juin. Une autre période de forte activité est à remarquer entre septembre et octobre. Mais celles-ci est le prélude à sa période de reproduction qui demande une importante énergie.
La maturité sexuelle de la truite Fario est généralement atteinte à 3 ans. La ponte hivernale intervient dans des eaux froides, idéalement à 6°C. Elle intervient sur une frayère qui a des caractéristiques trés pécifiques. Il faut tout à la fois du courant, une faible hauteur d’eau et une granulométrie du substrat qui convienne.  
Aprés le creusement d’une cuvette de quelques 10 cm de profondeur, la Fario y déposera ses oeufs que le mâle viendra aussitot féconder. La fécondation dure environ 40 jours dans une eau à 10°C.La croissance de la truite de rivière dépend de son environnement (température, nourriture). Elle est relativement lente dans les torrents que dans les lacs.

Pêche

Attention car la taille légale de capture diffère d’un département à l’autre.

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